Sculpture

Amandine Guruceaga

Vit et travaille à Marseille – France

Séries et projets

Biographie

© Allyssa Heuze

Diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille en 2013, Amandine Guruceaga initie un ensemble d’œuvre protéiforme, passant de la sculpture à l’installation, de l’objet précieux au projet dédié à l’espace public. 

Le travail d’Amandine Guruceaga est un éloge du faire, un rapport physique, intime à la matière.

L’artiste malmène et caresse – le métal, le tissu, les peaux. Elle se joue des frontières entre l’art et l’artisanat, l’organique et la technique, pour mieux explorer les processus de fabrication et l’histoire socio-économique des matériaux.

Elle participe à de nombreuses expositions institutionnelles et cofonde TANK, à Marseille, un artist-run space, lieu de production et de diffusion où sont invités des artistes. 

Temps forts 

  • Commande publique, Mirador balnéaire, dans le cadre de Marseille-Provence 2013 (Marseille Capitale européenne de la culture) 
  • Artiste lauréate de la deuxième Résidence LVMH Métiers d’Art : 6 mois d’immersion au sein d’une tannerie en Espagne qui donneront lieux à une exposition d’envergure et à la publication d’un ouvrage aux éditions RVB Books
  • Révélations Emerige 2018 
  • Salon de Montrouge 2019
  • Artiste lauréate en 2019 de la Résidence internationale de la Compagnie Fruitière par Fraeme en Côte d’Ivoire / Solo Show lors de la foire ART-O-RAMA
Myth Tartar (Série)

Aller plus loin …

So Wet Blue et Phyllo Navy © Photo : Alexandre Guirkinger

« Amandine Guruceaga a commencé par travailler le wax, ce tissu africain originellement développé par les colons afin d’en faire commerce, le décolorant afin de faire apparaître les « réactions » de la matière, les motifs qui par endroits disparaissent ou, au contraire, persistent. Elle a depuis produit des séries de cuirs translucides tels des vitraux – résultat obtenu à l’issue d’une résidence à la tannerie Riba Guixà.

Sur ces peaux apparaissent les veines, ossatures et cicatrices de l’animal, vergetures que favorise l’élevage intensif dont il a fait l’objet. « L’histoire est inscrite dans la matière », souligne l’artiste. Amandine Guruceaga, dans un geste d’abord de révélation, de soin, la déplace. Là, des peaux aux teintes chlorophylle, prises dans leurs caissons lumineux comme entre les lamelles d’un biologiste, semble proposer une synthèse de l’ordre organique, animal et végétal (série Myth Tartar, 2017). Ici, les multiples couleurs d’un patchwork de cuirs se superposent au centre de la composition, avant de se déployer autour de ce vortex centrifuge : elles entrent en relation, comme sur la palette du peintre (Acid Mix Pergamine I, 2017).

(…) Le travail d’Amandine Guruceaga semble se jouer des frontières, entre peinture et sculpture, entre art et artisanat. »

Marine Relinger

Acid Mix Pergamine I, Collection LVMH Métiers d’Art, © Photo: Alexandre Guirkinger