Peinture

Margaux Derhy

Vit et travaille entre Londres et Paris

Œuvres disponibles

Margaux Derhy

Les peintures et dessins de l’artiste Margaux Derhy questionnent l’intime. Son travail, nourri de références au symbolisme et à l’expressionnisme explore la nature éphémère et mouvante de nos mémoires, se jouant du réel et de la fiction.


L’intérêt de l’artiste pour les questions liées à la malléabilité de la mémoire infuse son oeuvre. Inspirée par les recherches sur les thérapies cognitives, Margaux Derhy bâtit une oeuvre au long cours qui – au-delà des traumas personnels- s’adresse à tous. Que faisons-nous des souvenirs des êtres chers qui ne sont plus ? Comment les réinventons-nous, les faisons-nous subsister, les transformons-nous pour inventer une mémoire vivante ?

Reprenant le thème de lieu sûr, orchestrant ses compositions en écho aux techniques de l’EMDR et en engageant le public dans ses installations, l’artiste Margaux Derhy pense la peinture comme un terrain d’experience intime et collective. Ainsi, lors de son exposition « Le lieu sûr », le visiteur était invité a pénétrer (pieds nus) dans une installation peinte, univers intime au sein duquel il devait répondre à une question inscrite dans un carnet: « à quel moment avez vous quitté l’enfance? ». Plus d’une centaine de personnes ont partagé leur expérience.

temps forts

  • Participation à plusieurs résidences dont Enamoura en France (2021), Studio Kura à Fukuoka au Japon (2018) ou Greatmore Studios à Cape Town en Afrique du Sud (2017) 

  • Création de la résidence d’artistes Massa Stories au Maroc en 2019

  • Nombreuses expositions : Spring Show par l’agence Spring à Paris (2021) ; Aora III d’ Aora Space à Londres (2021) ; Rongulaire de la Galerie Tatiss à Lyon (2020) ; TwentyTwenty Women de The Artistellar en ligne (2020) 

  • Participation à différentes foires internationales : Ddessin Art Fair à Paris (2020), la Sunday Art Fair de Londres (2019) ou Investec Art Fair à Cape Town (2018)
Margaux Derhy, Mémoire Vive 27 – Broderie, 2021

Démarche artistique

Margaux Derhy, Two souls dancing for the Tower of Silence, 2019
Margaux Derhy, The four fantastics are loosing themselves, 2019

« Intimité, chagrin, guérison – mon travail traite de ces sujets que je trouve étrangement absents des beaux-arts contemporains, bien qu’ils englobent une grande partie des sujets traités au cinéma, ou dans les champs de la photographie et de la littérature contemporaines. 
Mon travail actuel explore comment la compréhension même de nos souvenirs les plus intimes est modifiée au fur et à mesure que nous traversons l’existence.

J’utilise principalement de l’acrylique et de la peinture à l’huile, mes matériaux préférés, pour créer des figures presque fantomatiques, des corps rêveurs, des personnages sans visage, des paysages poétiques. Les scènes que je construis, à la fois réelles et imaginées, aident à approfondir les thèmes de l’intemporalité et de l’absence de lieu.

J’essaie de peindre avec une touche légère et des couleurs froides avec un fond fluorescent pour que les gens aient l’impression de regarder dans mon monde intérieur où des souvenirs doux-amers tourbillonnent autour d’agréables rêveries sur l’enfance.


La fragilité et le caractère éphémère de la mémoire m’intéressent beaucoup, je suis profondément intéressé par les recherches de la psychologue américaine Elizabeth Loftus sur la malléabilité de la mémoire humaine et la fausse mémoire. Dans mon processus de peinture, certaines parties de mon histoire personnelle sont exagérées ou oubliées et, par conséquent, elles sont modifiées et altérées. Je parle toujours avec beaucoup de modestie de ma propre mémoire traumatique, mais je nourris également un intérêt constant pour le sujet du traumatisme familial. Je m’interroge sur la façon dont les thérapies actuelles permettent de surmonter ces souffrances et comment la peinture peut jouer un rôle dans ces approches modernes.

En développant un travail très personnel autour de l’auto-mythologie, je joue avec la perception et la vérité, je propose un travail pictural qui est en quelque sorte un hommage à l’amour filial & fraternel. »

Margaux Derhy